Essai Chris Craft Carina 21

Publié le 31/07/2014 par - Lu 6231 fois

Catégorie : Essai Bateau /// Mot-Clef : chris-craft, carina
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Essayer un chris craft c’est toujours un moment un peu magique, une manière de remonter aux sources du bateau à moteur bien avant que riva ne le popularise. Aussi, quand l’essai devient une exclusivité mondiale et que le bateau n’est autre que le nouveau carina 21, il convient carrément de parler de privilège. Un moment rare que nous voulions absolument vous faire partager.

Annoncé en ombres chinoises fin 2012, le Carina 21 s’est finalement dévoilé totalement lors du dernier Miami Boat Show et, même si le lancement d’un Chris Craft constitue toujours un événement, l’arrivée de ce modèle a une saveur encore plus particulière. Loin des Corsair et autres bateaux de plus grande taille, le Carina 21 ne mesure que 5,98 mètres (6,45 m avec la plateforme) mais il possède indéniablement un supplément d’âme. Pour être plus clair, il puise dans la mémoire collective et tente de retrouver l’esprit des anciens canots automobiles de la marque à l’époque où le bois régnait en maître.

Partant de ce postulat, le bateau exhibe des formes délicieusement arrondies d’ou émanent une véritable élégance et même une certaine sensualité. La robe bleu marine apporte encore un peu plus de classicisme tout comme la sellerie crème, les inox rutilants ou les quelques pièces de bois précieux faisant ainsi revivre la grande tradition du chantier américain. Pour autant, le Carina 21 n’a rien d’une réédition ou d’une simple copie d’un bateau des années 30. Côté matériaux, il est construit entièrement en polyester y compris au niveau du tableau de bord. Autre concession à la modernité, il s’agit là d’un bow-rider un concept plutôt récent dans l’univers nautique. Toutefois, l’alliance de l’ancien et du moderne fonctionne plutôt bien et donne un bateau au look équilibré et flatteur à l’oeil.

Design classique mais technologie d’aujourd’hui

A bord, l’ambiance oscille entre plusieurs mondes. Reprenant l’esprit vintage, le canot brille par sa simplicité avec, pour tout « mobilier  » une large banquette arrière, deux sièges,  un bow-rider et un solarium. Une rationalité  qui profite à la circulation, très aisée, mais qui  donne aussi l’impression que les concepteurs sont allés à l’essentiel, histoire de retrouver les  vraies valeurs. A y regarder de plus près, le propos est un peu plus complexe et le Carina 21 cache quelques surprises. Outre son confort, la  banquette arrière cache ainsi un beau volume de stockage et l’on peut aussi enlever le coussin central (sur la banquette et sur le solarium)  pour libérer un chemin vers la poupe. A ce même endroit, un mât de ski rétractable est  habilement dissimulé. On arrive ensuite sur  une vaste plateforme propice à la baignade ou  aux sports nautiques. Dans le cockpit, on apprécie les sièges avec leur main courante inox intégrée, aussi jolie que pratique, les coffres du  bow-rider, entièrement contremoulés dont un pouvant faire office de baille à mouillage avec un support pour l’ancre, ou encore le vaste rangement logé dans le plancher qui comporte deux ouvertures et, qui, si on n’y range pas  un wake-board ou du gros matériel, accueille  aussi une glacière. Une bonne surprise pour  un bateau de cette taille d’autant qu’on trouve encore un peu de place dans la cale moteur, et,  pour les petits effets personnels, dans le videpoche  sur bâbord, juste à côté de la prise USB.  A contrario, si le bow-rider se montre confortable,  il est dommage qu’aucun coussin central ne soit  pour le moment proposé pour transformer l’endroit  en bain de soleil et qu’il n’y ait pas de séparati on entre le bow-rider et le cockpit. A l’inverse,  on en apprécie les mains courantes et les dossiers hauts et moelleux ; une notion de confort que  l’on retrouve d’ailleurs dans tout le navire.

Hormis les astuces de l’aménagement, ce qui séduit bien sûr sur ce bateau, c’est le choix des matériaux et le soin apporté à la finition. La sellerie profite ainsi d’une finition cousue façon capitonnage très flatteuse, le pont en teck est  très agréable et l’on apprécie également la décoration du tableau de bord qui rappelle l’aluminium  ou l’inox martelé des anciens canots.  Quelques détails « signent » encore cette création à l’image de la plaque inox portant le nom du bateau, du drapeau sur la proue, des sublimes  feux de navigation, du volant bois avec  le logo central tournant ou encore du klaxon  extérieur chromé qui évoque les canots automobiles  d’antan. Bref, du bel ouvrage.

Au niveau équipement, le Carina 21 suit la tendance américaine même si, taille oblige, la mise est un peu moins fournie. On trouve tout de  même la pompe de cale, le bimini, les lumières  de cockpit, le compa, le réservoir, l’échelle de bain, les feux de navigation et même le joli  klaxon.

Un caractère affirmé dans un gant de velour

Bien qu’il s’appuie largement sur son design, ce canot ne se contente pas de faire le beau, il offre un comportement marin lui aussi ancré dans la modernité. Bénéficiant d’une carène entièrement nouvelle avec un V prononcé, le Carina 21 profite d’aptitudes nautiques largement au niveau des autres bateaux de la catégorie, voire même un peu au dessus si l’on tient compte de sa longueur modeste. Concrètement, le bateau affiche une stabilité remarquable tant à l’arrêt qu’en navigation. Mieux, il ne se cabre pas au déjaugeage et, grâce au poids de sa motorisation in-board, se montre assez doux dans le clapot. La direction est quant à elle douce et précise au point d’en faire presque oublier les performances. En effet, motorisé avec un moteur Mercury de 5 litres développant 260 ch, le Chris Chraft expédie le déjaugeage en seulement 3,5 secondes et file à 45 noeuds en pointe… Un résultat qui devrait même s’améliorer avec le temps car il s’agissait de la première sortie du bateau. De belles prestations donc d’autant que l’embarcation est disponible en 300 ou 320 ch, cette dernière transformant le canot en véritable racer de la grande époque… Pour un usage plaisance, ce premier niveau de motorisation paraît dès lors suffisant même si rien n’empêche, pour se faire plaisir, de grimper à 300 ch. La mécanique la plus puissante ne s’adresse quant à elle qu’aux plus sportifs et dans ce cas on peut même imaginer pousser le bouchon un peu plus loin en optant pour les échappements aériens (proposés en option) qui devrait donner à cette embarcation de 5,98 mètres un caractère d’offshore tout en conservant le charme d’antan.

L’avis de la rédaction

En revenant à un petit canot plein de charme et de caractère, le chantier américain semble renouer avec ses racines. Toutefois, Chris Craft ne s’est pas contenter d’un simple remake mais livre ici une embarcation moderne et aboutie qui n’a rien à envier à des concurrents réputés plus high-tech. Il offre ainsi l’occasion de s’adonner aux joies de la belle plaisance (avec le prix qui va avec) mais sans en subir les affres et devrait même séduire les amateurs de sportboats, un joli tour de force !

Texte et photos > Dominique Salandre

LES POINTS FORTS ET LES POINTS FAIBLES

  • Design
  • Rangements
  • Comportement
  • Pas de séparati on cockpit/bow-rider
  • Pas de coussin central avant
  • Prix

NOTRE APPRECIATION

Consommation :
3.5
Valeur Subjective :
3
Esthétique :
4.5
Confort :
4.5
Performances :
4
Appréciation Globale :
3

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